Noemí Lapzeson, lecture
Eduardo Kohan, saxophone
Poèmes de Roberto Juarroz et d’Alejandra Pizarnik
Noemí Lapzeson (chorégraphe) et Eduardo Kohan (saxophoniste) font découvrir des poètes argentins à travers une lecture musicale tantôt en français, tantôt en espagnol.
NOEMÍ LAPZESON
Naît à Buenos Aires. Travaille à Genève depuis 1980.
Crée la compagnie Vertical Danse et réalise plus de 30 Chorégraphies.
Reçoit la bourse de la Guggenheim Foundation à New York en 1997, en 2006 le prix culturel Leenards, en 2007 le Prix Quadrienal de la Ville de Genève.
Toujours accompagnée de lecture, travaille souvent ses pièces sur des textes et des poèmes.
EDUARDO KOHAN
Naît à Buenos Aires en 1949 et habite Genève depuis 1976.
Joue régulièrement en concert en Europe et en Amérique latine, compose pour le cinéma, le théâtre, la danse contemporaine et enseigne le saxophone, l’harmonie, l’improvisation et l’histoire du tango à Genève.
ROBERTO JUARROZ (poète argentin, 1925-1995)
Né le 5 octobre 1925 à Coronel Dorrego dans la province de Buenos Aires en Argentine, Roberto Juarroz a suivi des études de lettres et de philosophie à l’Université de Buenos Aires où il s’est spécialisé dans les sciences de l’information et de la bibliothécologie. De 1958 à 1965, il a dirigé la revue de création Poesía = Poesia (20 numéros) où il s’est révélé fin découvreur et subtil traducteur de poètes étrangers, notamment Antonin Artaud. Pendant des années, il a collaboré à des dizaines de journaux, revues, et périodiques argentins et étrangers en tant que critique littéraire et cinématographique. Entre 1971 et 1984, il a été directeur du Département de Bibliothécologie et de Documentation à l’Université de Buenos Aires. Contraint à l’exil sous le régime de Perón, il fut pendant quelques années expert de l’Unesco dans une dizaine de pays de l’Amérique latine.
Roberto Juarroz a reçu le “Grand Prix d’Honneur pour la poésie” de la Fundacion Argentina de Buenos Aires. Il a également reçu plusieurs prix étrangers parmi lesquels le Prix Jean Malrieu à Marseille en mai 1992, et le Prix de la Biennale Internationale de Poésie de Liège (Belgique) en septembre 1992.
Toute l’œuvre de Roberto Juarroz porte le même titre : Poésie Verticale, chaque tome étant simplement numéroté pour être distingué des autres. Pour Roberto Juarroz, il n’y a pas de haute poésie sans “méditation transcendantale du langage”. La poésie, dira-t-il, est la vie non fossilisée ou défossilisée du langage.
ALEJANDRA PIZARNIK (poétesse argentine, 1936- 1972)
La poétesse argentine Alejandra Pizarnik est née à Buenos Aires le 29 avril 1936 au sein d’une famille d'immigrants juifs d'Europe Centrale. Après avoir passé son baccalauréat à Avellaneda, Argentine, elle est admise en 1954 à la faculté de philosophie de l'Université de Buenos Aires. Elle abandonne ce cursus pour suivre une formation littéraire avant d'intégrer la faculté de Journalisme. Finalement, afin de trouver sa vraie voie et sans avoir achevé aucune des formations qu'elle avait entreprises, elle travaille dans l'atelier de peinture de Juan Batlle Planas.
Entre 1960 et 1964, elle séjourne à Paris où elle travaille comme pigiste pour le journal Cuadernos para la liberacion de la culture. Durant cette période, elle participe à la vie littéraire parisienne, ce qui la conduit à multiplier les rencontres d'écrivains et à se lier d'amitié avec André Pieyre de Mandiargues, Octavio Paz, Julio Cortazar et Rosa Chancel. Au cours de son séjour à Paris, elle suit également des cours à la Sorbonne. Durant les années suivantes, après être rentrée en Argentine, elle publie à Buenos Aires ses ouvrages les plus importants . En 1968, elle obtient une bourse Guggenheim et fait un bref séjour à New York et à Paris. Après deux tentatives de suicide en 1970 et 1972, elle passe les cinq derniers mois de sa vie dans l'hôpital psychiatrique Pirovano de Buenos Aires. Elle se donne la mort le 25 septembre 1972, à l'âge de 36 ans.
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